2026 Rimouski Oceanic vs Newfoundland Regiment

Remparts et Océanic : deux équipes, deux directions dans un duel à Québec

Remparts et Océanic : deux équipes, deux directions dans un duel à Québec

Québec poursuit sa lancée tandis que Rimouski mise sur son avenir. Retour de Straka, pertes majeures et jeunes en vitrine au Centre Vidéotron.

Jan 12, 2026 by Adrien Wilmot
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QUÉBEC — Vendredi soir au Centre Vidéotron, les Remparts de Québec et l’Océanic de Rimouski partageaient la même glace avec le même objectif immédiat — gagner un match de hockey — mais animés par deux réalités très différentes. Une équipe arrive avec de l’élan et une confiance grandissante. L’autre poursuit sa transition en gardant les yeux tournés vers l’avenir.

Les Remparts ont amorcé 2026 de façon convaincante. Avec cinq points récoltés sur une possibilité de six pour commencer l’année — incluant deux victoires consécutives contre les Voltigeurs de Drummondville — Québec continue de consolider sa place au classement.

Cinquièmes de la Conférence Est avec 41 points, les Remparts abordaient ce duel comme le premier volet d’un important programme double qui se poursuit samedi à Rimouski. Même si leur avantage numérique demeure un chantier — 16e dans la ligue à 16 %, comparativement à l’Océanic qui ferme la marche — Québec arrive avec un élan clair, tant sur le plan collectif que dans l’exécution.

Cette progression a été renforcée par le retour de l’attaquant Andreas Straka, qui a réintégré l’alignement après sa participation au Championnat mondial junior de l’IIHF au Minnesota. Représentant la Slovaquie, Straka y a récolté trois points et revient avec une expérience internationale qui dépasse la simple production offensive.

Sa présence ajoute de la profondeur et de la maturité à un groupe déjà bien structuré et rapide, tout en apportant une touche de calme et de leadership. Pour Straka, la transition vers le vestiaire des Remparts s’est faite naturellement.

« C’était une super expérience de revoir tous les gars — on se connaît depuis qu’on a 12 ans, » a-t-il confié. « La physicalité et le style de jeu sont les mêmes qu’avant mon départ, et on espère aller le plus loin possible en séries. »

Cette familiarité et cette intensité se reflètent dans le jeu des Remparts, qui semblent de plus en plus à l’aise avec leur identité et convaincus d’aller dans la bonne direction à l’approche du moment clé de la saison.

De l’autre côté de la patinoire, l’Océanic poursuit une phase bien différente de son calendrier. Rimouski amorce ce match au huitième rang de la Conférence Est avec 35 points et seulement deux victoires à ses dix derniers matchs, une séquence qui coïncide avec une série de mouvements importants à la date limite des transactions.

L’organisation a choisi de se départir de plusieurs pièces clés, dont l’attaquant Liam Lefebvre, échangé aux Saguenéens de Chicoutimi. Lefebvre était un moteur offensif important avec 29 points en 34 matchs, et son départ s’est fait sentir immédiatement dans la formation.

La transaction la plus marquante demeure toutefois celle du gardien William Lacelle, dont les statistiques cette saison figuraient parmi les meilleures de l’histoire de la concession. Lacelle affichait une fiche de 47-14-4 et un pourcentage d’arrêts de ,911 — le meilleur jamais enregistré par un gardien de l’Océanic avec plus de 15 matchs joués. Ce mouvement a clairement illustré la volonté de sacrifier le court terme afin de bâtir pour l’avenir.

Plutôt que de minimiser cette transition, Rimouski l’a pleinement assumée. L’accent est maintenant mis sur le maintien des standards internes, l’engagement quotidien et le développement accéléré des jeunes qui formeront le noyau de demain — une philosophie que l’entraîneur-chef Joël Perreault martèle régulièrement.

« On a dit à nos joueurs qu’on n’a pas le droit d’être l’équipe qui travaille le moins fort chaque soir, » a expliqué Perreault. « Si ça arrive, on n’a aucune chance de gagner. Tu ne dois jamais permettre à l’autre équipe de travailler plus fort que toi. »

Avec 27 matchs à disputer, l’objectif dépasse maintenant le simple classement.

« On veut faire les séries et donner cette expérience à nos joueurs, parce qu’il y a une grosse différence entre la saison et les séries, » a-t-il ajouté. « Et on ne permettra pas à nos jeunes de lever le pied — ce soir en était un bon exemple. »

Parallèlement, l’absence de Jack Martin crée de nouvelles opportunités. Son absence à long terme libère des minutes et des responsabilités pour de jeunes défenseurs, les forçant à grandir plus rapidement dans des situations qui auraient normalement été gagnées graduellement.

« On l’a su quelques heures avant le match. Jack a laissé sa marque dans l’organisation — c’est une des grosses raisons pour lesquelles on s’est rendus en finale l’an dernier, » a souligné Perreault. « C’est une grosse perte, autant sur la glace qu’à l’extérieur. »

Rimouski pourra toutefois compter sur le retour d’Olivier Théberge pour stabiliser sa brigade défensive.

« Heureusement, on peut compter sur Olivier Théberge, il est très respecté dans l’organisation, » a poursuivi l’entraîneur. « On ne s’attend pas à ce qu’il remplace Jack Martin — on veut simplement qu’il soit lui-même. »

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